lundi, octobre 08, 2012


Ivano Ghirardini est un guide de haute montagne, né le 1er mai  1953 à Montefiorino (Italie), de nationalité française.

Alpes de Haute-Provence

Ivano Ghirardini, les Mourès, 1979.
Né dans un petit village des Apennins (Émilie-Romagne), Montefiorino, célèbre pour son appartenance à l'Italie Rouge et pour sa résistance au fascisme. Il émigre en France en 1954 et devient français par naturalisation en 1972. Il fait ses études à Marseille (math sup). C'est dans les calanques, à Saint-Jean au-dessus de Château-Arnoux-Saint-Auban et à Sisteron qu'il apprend l'escalade. Il découvre la montagne dans les Alpes-de-Haute-Provence et dès l'été 1973, il accomplit trois premières de grande difficulté (directissimes faces est, sud et nord) à l'Aiguille Pierre André (Haute Ubaye). Quelques mois plus tard, il réussit la première hivernale solitaire de la face nord directe des Aiguilles de Chambeyron.
En 1974 il devient aspirant guide. Il a réussi à ce jour plus d'un vingtaine de premières dans les Alpes de Haute Provence. La plus belle est la Directissime de la face nord de l'Aiguille Pierre André en Haute Ubaye. On peut citer quatre premières dans la Barre de Guéruen (vallée de Thoard - les Hautes-Duyes), l'éperon nord nord est du Grand Bec de la Blachyere en solitaire, des voies nouvelles aux Peigne et à la pointe de Mary, 4 voies magnifiques à la tête du Sanglier, la face nord directe du Brec de Chamberyon, l'éperon nord de l'Aiguille de Chillol, etc.
Pierre André en solo 
Aiguille du Peigne 
Brec de Chambeyron face nord 
Aiguille du Peigne face Sud 
Tentative hivernale solitaire 
Aiguille de Chillol 
Directissime Pierre Andre 
Alpes de Haute Provence 

Trilogie

En 1975 il réalise la première ascension hivernale solitaire de la face nord des Grandes Jorasses par le Linceul1. 
Linceul
 survie en conditions extrêmes 
Récit 
Première
 photo sommet

En janvier
1977, il tente la première hivernale solitaire de la voie Schmid au Cervin, mais échoue dans la tempête à l'Épaule du Cervin, vers 4 000 m. Quelques jours plus tard, Hasegawa réussira cette première. Dès le mois de décembre 1977, il réussit à son tour cette face nord intégrale en 9h, puis enchaîne avec l'éperon Croz aux Grandes Jorasses (janvier 1978) et la voie Heckmair à l'Eiger (mars 1978). Il devient le premier alpiniste à avoir réussi la trilogie hivernale solitaire des grandes faces nord des alpes (Cervin, Grandes Jorasses, Eiger)2,3 au cours de l'hiver 1977-1978. Ces trois grandes faces nord, appelées dans les années trente les « trois derniers problèmes des Alpes » sont un rêve pour tous les alpinistes. À l'époque, personne ne les avait encore gravies toutes les trois ni en solitaire ni en hivernale. Cette réussite, dans un même hiver, sans aucune assistance extérieure, sans hélicoptère, sans reconnaissance ou préparation des itinéraires, sans radio, sans dépôts ou équipements des voies, marque un chef-d'œuvre dans l'alpinisme classique.
Le deuxième alpiniste à réussir cette trilogie sera le japonais Tsunéo Hasegawa. On notera une similitude entre Hasegawa et Ghirardini, qui se suivront à distance pendant des années, quasiment sur les mêmes itinéraires au même moment, comme au Cervin, à l'Eiger ou à l'Aconcagua.
La suite logique aurait été la trilogie des directissimes et celle-ci, esquissée dès 1965, par Walter Bonatti au Cervin, reste à faire.
En 1978, il obtient son diplôme de Guide de Haute Montagne.  
éperon Croz
 Compétition avec Hasegawa pour la première trilogie
 Récit Première Trilogie 
Eiger 
Cervin
 tre ultimi problemi

 

Expéditions

Le K2

En 1979, il participe à l'expédition nationale au K2, 8 611 m, Karakoram, Pakistan et bivouaque à plus de 8350 m en solitaire, sans pouvoir tenter le sommet le lendemain à cause du mauvais temps. Cette expédition au K2 marque la fin des expéditions lourdes en Himalaya. Pourtant, sur un itinéraire aussi ambitieux et d'une difficulté jamais atteinte à l'époque, il restait logique et prudent de poser des cordes fixes et d'installer des camps d'altitude. Partie un peu trop tard de France, cette équipe composée de Pierre Beghin, Yannick Seigneur, Jean-Marc Boivin, Patrick Cordier, Daniel Monacci, Thierry Leroy, Bernard Mellet, Maurice Barrard, Jean Coudray, Jean Claude Mosca, Xavier Fargeas, ... n'échoua que de très peu, dans les tempêtes de début septembre 1979 et les vents féroces, les jets de haute altitude. 
K2
 dernières tentatives
 photos K2
 K2 pilier SSO

 

Le Mitre Peak

En 1980, il réussit la première ascension et la première solitaire du Mitre Peak, 6 010 m (Karakoram, Pakistan). Il reste à ce jour le seul alpiniste à avoir gravi ce sommet, merveille esthétique du Karakorum. La voie passe par un couloir étroit sur la gauche de la face accessible depuis le glacier du Baltoro, rejoint l'arête sommitale et, par un bastion rocheux très raide de 300 m, le sommet acéré comme une lame de couteau4.
Il tentera ensuite le K2 en solitaire par l'éperon SSE de 1979 et renoncera au camp III, dans la tempête.
Cette ascension solitaire et en moins de 5 jours d'un sommet techniquement difficile mais pas extrême, suscitera beaucoup de jalousies chez de « Grands Alpinistes » comme Reinhold Messner par exemple. Ivano Ghirardini est un artiste, bon nombre de ses itinéraires n'ont pas pu être repris, même par de très forts grimpeurs. Les voies qu'il a ouvertes et bon nombre de ses réalisations sont comme « magiques ».  
Mitre Peak
 Première
 première solitaire

L'Aconcagua

En 1981, il réussit la première ascension solitaire de la face sud de l'Aconcagua en trois jours et demi. Il reprend la voie des français de 1954 et sort par la variante Messner qui est plus directe mais très exposée aux risques d'avalanches. Au sommet, il rencontre Jean-Marc Boivin qui bat le record du monde de delta biplace quelques minutes plus tard. Il devient lauréat de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la vocation5.  
Aconcagua  
face sud
 Aconcagua pared sur
 Solo 
sommet Aconcagua

 

Le Makalu

En 1982 il tente le pilier Ouest du Makalu en hivernale solitaire mais renonce vers 7000 m. Un des projets les plus extrêmes jamais envisagé par un alpiniste. 
Échec Au pilier Ouest 
 

Mont Mac Kinley 

Premières dans le massif du Mont-Blanc

Divers

Liens externes

  1. Aconcagua [archive]

dimanche, novembre 07, 2010

Le Royaume des Cieux



dimanche, janvier 17, 2010

De très jolis textes de Jean Philippe Roux (Voir articles sur le Mac Kinley) en conclusion de ce Blog. Une page est tournée.


EXHORTATION
Nettoie ton cœur
Nettoie ton esprit
Nettoie ton corps
Nettoie ton arme et range-la
Aiguise ton glaive et range-le
Protège tes enfants, aime-les
Oublie tes ennemis, oublie-toi toi-même
Purge tes sentiments parasites
Balaie les scories devant les portes de ton âme
Deviens étincelant en toi et ne le montre pas
Polis ta lumière et range-la
Prends la vanité dans la paume de ta main
Serre-la et range-la dans le froid de ta nuit
Prends le temps, réduis-le en poussière
Et range-la dans un endroit que tu puisses oublier
Pars au combat contre toi-même
Victorieux ou non, peu importe
Oui, range tout et conquiers la grâce en toi
Tu vis et tu auras vécu
Tu mourras, tu renaîtras, encore et toujours
Pense à tout et apprends à ne penser à rien
Exhorte-toi et exauce-toi
Solitaire, silencieux, enfin apaisé…………………

Jean Philippe Roux

Comment garder du lien tout en s’éloignant ? ..
Désincarcération

Éloigne-toi sans songer à revenir
Reviens tout en conservant le sentiment d’éloignement
Serre dans tes bras et oublie qui, quoi, est dans tes bras
Oublie tes bras, laisse-les tomber
Oublie ton corps, laisse-le tomber
Fragmente ta pensée, oublie-la
Recompose-la avec de nouveaux éléments
Invente-les, avec la force qui te reste
Et puis…
Construis ton palais intérieur
Rends-le inaccessible
Et puis…
Détruis-le, tombe dans ton gouffre
Ne reviens jamais
Sinon sous forme d’ombre
Dans cette ombre, tu trouveras ta lumière
Et puis…
Éteins-la, dans un dernier souffle

Jean Philippe Roux


jeudi, novembre 12, 2009

Ivano Ghirardini, d'un solo à l'autre...


LES HOUCHES 
conférences "Alpinisme vécu".

le bilan:
Après trois années de pratique d'une formule qui a séduit vingt alpinistes de haut niveau et plus de deux mille cinq cents spectateurs, l'heure est à la pause et au bilan.
La pratique de l'alpinisme par une cordée et l'esprit qui prédomine sont caractérisée par la solidarité. La cordée "Ivano Ghirardini-Serge Dozikian" dans la logique de cet esprit montagne, décapitée par le départ du second, arrête là sa progression. Confortée par la réussite d'une formule et par la réalisation de la plupart de ses objectif, l'équipe I. Ghirardini, Office du tourisme présente un bilan positif. Pour le premier nommé, la capitale de l'alpinisme ne fait que trop peu pour les "grands" alpinistes. En leur donnant la parole, en les accueillant et en les aidant à se faire connaitre, il s'agit de réduire ce manque. Pour la station, satisfaire l'intérêt de sa clientèle tout en s'appuyant sur la notoriété de certains grands noms, c'est aussi perpétuer la mémoire alpine et renforcer son image.
Le thème de la sécurité et les hommes qui la représente Les alpinistes de très haut niveau qui ont joué le jeu et qui, sans prétention, sont venus échanger avec le public local sont au nombre de vingt. Par ordre de passage à Olca : Pierre Béghin, en été 1992, soit quelques jours avant son départ pour l'Annapurna et deux petits mois avant sa disparition. D'ailleurs toutes les personnes présentes ce soir là s'interrogent encore sur le côté "prémonitoire" de son discours. Il a été suivi par Jean-Christophe Lafaille, Marc Batard, Patrick Gabarrou en route pour les "cathédrales de lumière". Par Thierry Renault qui, dans ses cascades de glace, voit un jeu d'ombre et poursuit la lumière... Alain Ghersen, Mark Twight et Yvano Ghirardini sont aussi venus en 1992.
Chantai Mauduit "simple, disponible et modeste" a ouvert en 93, précé¬dent François Marsigny, François Damilano, René Robert, Patrice Bo-din et Catherine Destivelle. Jeff Lowe représente la réussite "espérée" puisque son séjour aura été entièrement financé par cette conférence.

Quant au PGHM, pour clore la saison, ce fut le plus gros succès en terme de public quant au nombre, à l'intérêt et à la curiosité.
L'année 94 verra, parmi les néo conférenciers, Vicky Groselj, Slatko Sveticic et Jean-Pierre Frachon. L'indispensable transmission du savoir lié à l'expérience Toujours pour Ivano, ce qu'il retire de ces trois années et de sa fréquentation des "grands", c'est "qu'ils sont tous  passionnés,  mystiques,   imprégnés d'une spiritualité cachée, libres et avides de liberté. Que pour tous les amis disparus restent présents (Casarotto, Kuskuska, Hasegawa...) et la famille des alpinistes bien réelle".
Il remercie tous ceux qui, sympa, ont joué le jeu et fait honneur à la station.

Si une pause lui parait "aller de soi", il n'exclut pas de continuer dans une formule affinée. Toujours adaptée à
l'image de la station, celle-ci mettrait un peu plus l'accent sur la sensibilisation des gens. Que ce soit dans les domaines de la sécurité, de la météo, de la prévention etc...Il pense indispensable et nécessaire, cette transmission du savoir et cette notion de sécurité liée à l'expérience que font passer les alpinistes et sportifs de haut niveau.
Gaby DUFOUR –Le Dauphiné Libéré.

La conférence d’ Ivano Ghirardini.
Ivano est un adepte de l'alpinisme "solo", Sa conférence (la dernière de la série "Alpinisme vécu") et son diaporama sont d'emblée, consacrés aux premières qui ont établi sa notoriété. C'est-à-dire à l'idée, puis à la réalisation de ce qui est aujourd'hui labellisé sous l'appellation "La trilogie". Autrement dit gravir la même saison d'hiver, les trois faces nord mythiques des Alpes, celles qui constituent pour les alpinistes de pointe des années trente, "Les 3 derniers problèmes des Alpes". Soit la face nord du Cervin, gravie le \" août 1931 par les frères Franz et Tony Schmid. Celle des Grandes-Jorasses, le 29 juin 1935, par les Allemands Peters et Meïer. Et celle enfin de l'Eiger, le 23 juillet 1938, par Heckmair Vorg, Kaspareck et Harrer. Toutes conquêtes qui, le recul permet de le confirmer, marquent l'apogée de l'alpinisme traditionnel de la première moitié du siècle.
Une expérience humaine "pesante"
Après sa réussite dramatique de l'ascension du Linceul des Grandes-Jorasses, puis son errance chanceuse dans la face sud, en 1975, Ivano rentre à la maison fort de ses convictions mystiques. Il entreprend, toujours en solo et avec succès, l'hiver 1978, l'ascension de l'éperon Croz à la face nord des Jorasses, la face nord du Cervin puis celle de l'Eiger.
Cette réussite le propulse ensuite sur quelques-uns des plus hauts sommets : le Makalu, en hiver, par le pilier ouest, le Mac Kinley, l'Aconcagua et ses 6 959 mètres. Le Nangat Parbat, tentation puis tombeau de Mumery, père de l'alpinisme acrobatique. Le Mitre Peak et une ascension périlleuse. Le K2 enfin, tenté et presque réussi par une "équipe de France de l'alpinisme", théâtre pour Ivano d'une expérience humaine pesante avec la mort "dans ses bras", du porteur Laskar khan.
Deux petits rongeurs d'espace et d'aventure
II proposa ensuite des images de ses dernières premières alpines, que ce soit à l'Aiguille de Saussure, sur les flancs du Mont-Blanc-du-Tacul, ou à la face nord des Jorasses avec "Rêve éphémère", réussie cette année.Après avoir évoqué et faite sienne la prédiction des Incas : "Pour qui les glaciers vont fondre et ce sera une autre civilisation!", il clôt cette soirée et le cycle des conférences "Alpinisme vécu", sur une image en contre-jour de deux petits rongeurs dévoreurs "sans prétention" d'espaces et d'aventure. Un symbole...
Gaby DUFOUR



Photo: Ivano Ghirardini lors de la conquête en solitaire du Mitre Peak, 6010m, Pakistan, Karakorum.

Ivano Ghirardini, une petite première en face nord des Grandes Jorasses.


Le guide Ivano Ghirardini signe une première en solitaire dans la face nord des Grandes Jorasses « Cristal Palace », c'est ainsi qu'il l'a baptisée...
Une voie dans la pointe Young (3.966 m) qui se trouve dans la partie droite de la face nord des Grandes Jorasses, juste en limite. Il s'agit d'une voie mixte, roche et glace, comportant des passages très raides à 80° et des parties en rocher particulièrement délité, donc très instable. Cotée TD, elle n'avait été répétée que deux ou trois fois depuis 1958, date de la première escalade par des Italiens.
Ivano Ghirardini, guide de haute montagne, avait arrêté l'alpinisme de haut niveau depuis 9 ans. Mais le virus vient de le reprendre... Et, pour fêter ses 38 ans, il s'est donc offert un superbe « come-back » en réalisant les 16 et 17 août la première solitaire de cette voie. Suivi dans son ascension par notre confrère belge Marc d'Haenen, Ivano Ghirardini a ouvert une variante dans la partie basse, plus à droite de la voie, qu'il a appelée « Cristal Palace » en raison des superbes cristaux rencontrés dans la paroi. Cette variante permet de rejoindre le glacier du Mont-Mallet. C'est à cet endroit qu'il a effectué un bivouac avant d'attaquer la partie terminale le lendemain.
Ivano Ghirardini reste fidèle à sa conception de l'alpinisme : « Pas d'hélicoptère, 'sauf en cas de secours bien entendu, pas de radio, pas de reconnaissances ni de préparation préalables, pas de spits, pas d'assistance extérieure ! Et pas de médias avant que ce soit terminé... ! ».
Après ce succès, il ne compte pas , en rester là et a d'autres projets en tête.

RETOUR A LA HAUTE MONTAGNE POUR GHIRARDINI QUI CARESSE DÉJÀ D'AUTRES PROJETS. (Cliché Messager)

mercredi, novembre 11, 2009

Une première de plus en Haute Ubaye


Alpinisme
La vingtième « première » d'Ivano Ghirardini dans le massif de l'Ubaye

Chamonix. — Les alpinistes qui connaissent par cœur le massif du Mont-Blanc, ne dédaignent pas d'aller chercher ailleurs d'autres sensations, de se mesurer à d'autres sommets...
Ainsi /ils sont beaucoup plus nombreux que l'on pourrait croire à 'fréquenter l'Ubaye: massif secondaire mais très intéressant, notamment pour ses difficultés propres et ses techniques différentes. L'alpiniste chamoniard Yvan Ghirardini est de ceux qui affectionnent les « virées » en Ubaye. La preuve en est, il vient d'y réussir sa... vingtième « première » ! Les aiguilles de Chambeyron et celle de la Pierre André sont ses principaux terrains de prédilection. Il vient de réaliser la première solitaire directissime Sud de l'Aiguille Pierre André (2853 m), bien connue, par une voie de 240 mètres classée extrêmement difficile.                  ; '
Très technique, cette voie présente de nombreux passages d'artificiel, on trouve un grand
dièdre rouge à son départ, puis 'plus haut on rencontre de nombreux surplombs : notamment, trois ressauts pas si évidents à franchir : 6 heures et demie lui ont été nécessaires pour en venir à bout.
On accède à l'Aiguille Pierre An¬dré par le refuge de Maljasset. Yvan Ghirardini, qui devient un habitué des premières en Ubaye, a bénéficié pour celle-ci d'excellentes condition et d'un bon rocher.                   ,
A. B.
Notre photo (Jean Vichard). — L'Aiguille Pierre-André : intéressante et difficile, à l'image de l'Ubaye.

Un article en italien sur Ivano Ghirardini


 Ivano Ghirardini, conseiller technique Eider, mais aussi Lafuma, le seul sportif de haut niveau qui semble avoir résilié tous ses contrats de sponsoring pour...créer sa propre entreprise. 

Nombreux sont les alpinistes qui ont aimé les créations et les vêtements conçus par Ivano Ghirardini, dans sa propre entreprise, vendus dans ses propres boutiques. Il n'a pu faire cela que pendant quatre années, de 1982 à 1986. Le reste est une histoire de meurtre à petit feu et cette entreprise a été détruite par le réseau politico mafieux, les ripoux aux ordres,  qui contrôlent Chamonix pour faire du fric dans l'immobilier en s'emparant du patrimoine qu'avait acquis Ivano Ghirardini dans cette vallée. 


Sauf que ceux qui ont fait cela ont oublié un détail: s'en prendre à un schizoïde paranoïde c'est s'en prendre toujours à l'Invisible qui se cache derrière un schizoïde. Et dans ce cas de spoliation d'Ivano Ghirardini par ce réseau politico mafieux et les ripoux de la Vallée de Chamonix qui n'a pour seul idéal que de faire du fric dans des magouilles immobilières ou sportives, bonjour les dégâts !!! Vous n'avez aucune idée de qui se tient dans l'invisible. Plus les Rois sont puissants, plus ils se couvrent de bijoux, bâtissent des palais somptueux, organisent fêtes, fastes et dépensent sans compter. Dans l'Invisible c'est l'inverse, plus ils sont haut dans la hiérarchie du royaume des Cieux et plus ils sont humbles et modestes. 


Une divinité rend visite à Ivano Ghirardini à Chamonix

GHIRARDINI, Ivano.
Noto alpinista e guida alpina, nato nel 1953 in Emilia ma emigrato in giovanissima età in Francia, dove risiede tuttora. A differen/.a di molli giovani arram-picatori suoi coctanei, Ghirardini è giunto all'alpinismo verso i vent'anni, scoprendo la montagna quasi pcr caso atlraverso i libri di Bonatti. L'improvvisa decisione di abbando-nare gli studi per intraprendere la professio-ne di guida puo per lo meno lasciare sconcer-tati, se si pensa che le sue esperienze alpini-stiche si riducevano in quel période a poche scarpinate a bassa quota. Imparando com-pletamente da solo le tecniche di scalata, nel 1973 riusci a mettere insieme una lista di ascension! sufficiente a presentarsi al corso per aspiranti guide dell'anno successivo. Nel  1975 si lanciô in un'impresa audacissi-ma, salendo in prima solitaria, nel mese di febbraio, il famigerato Linceul délia parele nord délie Grandes Jorasses; bloccato sulla via normale durante la discesa, rimase otto giorni senza bere e sei sen/a mangiare, e tu poi salvato in extremis da un elicottero. Mol-ti in quell'occasione pensarono all'impresa di un pazzo o di un temerario a caccia di pubblicità, ma la ricerca dell'exploit era fuo-ri dalle mire di Ghirardini. Il suo rapporto con la montagna, vissuto corne esperienza profondamente spirituale, colloca l'impresa de! Linceul in un filone assai lontano dall'ex-ploit sportivo. Ghirardini ha spesso parlato di questa esperienza corne del primo gradi-no a lui necessario per stabilire un dialogo più profonde con quelle forze spiritual! che egli identiiica con Dio, al di là délie condizio-ni alienate in cui si svolge la vita di tutti i giorni.   Un  alpinismo   riconducibile   a  una chiara matrice mistica, dunque, ma non per questo tacciabile di taciloneria, corne hanno dimostrato le ascension! successive. Nel 1977 Ghirardini ha attaccato in gennaio la via de! fratelli Schmid sulla parete nord del Cervino ma, sorpreso dal maltempo, ha dovuto  uscire  sulla spalla  deU'Hôrnli,  di-scendendo  per  la  parete  est.   Nell'inverno a cavallo tra il  1977 e il  1978 è riuscito a portare a termine l'impresa che puô essere considerata corne la più bella délia sua car-riera, inanellando una dopo l'altra, per la pri¬ma volta nella storia dell'alpinismo, le ascen¬sion! délie tre grandi pareti nord délie Alpi. La prima a essere percorsa è stata la Via Schmid sulla parete nord del Cervino duran¬te il mese di dicembre, seguita dallo Spero-ne Croz sulla nord délie Grandes Jorasses ai primi di gennaio; infine, ultima délia série, ha salito la via classica del 1938 sulla parete nord dell'Eiger. Oncle giudicare in maniera appropriata la sua avventura invernale, oo-corre considerare le profonde implicazioni psicologiche connesse a un'impresa di que¬sto génère, e ramrnentare le pessime condi-zioni meteorologiche e dell'innevamento sul-le Alpi durante quell'inverno. A partire dal 1979, l'attività alpinistica di Ghi¬rardini si è allargata allé montagne extraeu-ropee. Nella primavera-estate di quell'anno, va ricordata la sua partecipazione alla spedizione nazionale francese diretta da B Mellet sulla cresta sud-sudovest del K2, su cui ha etrettuato un tentativo solitario, bivaccando da solo a 8350 metri. Nel 1980, durante l'esta-te, l'alpinista francese ha poi salilo il Mitre Peak (m 6010), una splendida montagna in-violata del Karakoram. Nel gennaio segucn-te ha reahzzato un'altra splendida salita pcr-correndo in prima solitaria intégrale la gigantesque Parete sud  Aconcagua (m 6959) Tra una prima ascensione e l'altra sul-1 arco alpino, durante l'inverno 1981-1982 ha effettuato un tentativo al Makalu natural-mente da solo, prima sul difficile pilastre ovest e poi lungo la via normale. Pochi mesi dopo, m maggio, Ghirardini ha compiulo la prima salita francese dello Spérone Cassin sulla parete sud del Mount Me Kinley (m 6193), in tecnica alpina, assieme a P. Roux